Historique Patrimoine Commune Mairie Quercy Cahors
Historique Patrimoine Commune Mairie Quercy Cahors
Historique Patrimoine Commune Mairie Quercy Cahors
Historique Patrimoine Commune Mairie Quercy Cahors
Historique & Patrimoine

La mairie du Montat fut construite en 1878...

Avec pour vocation de recevoir l'école des garçons, l'appartement de l'instituteur et la Mairie.

Vers les années 1920, la population de la Commune ayant sérieusement diminué, l'école des garçons ferma et les élèves furent regroupés dans l'école actuelle pour en faire une classe mixte.

En 1950, l'appartement de l'instituteur fut loué, dix ans plus tard la salle de classe fut transformée en foyer rural et la Mairie resta dans la seule pièce qui lui avait été attribuée à l'origine.

C'est en 1998 que le bâtiment fut complètement restauré et aménagé pour devenir la Mairie, à part entière, que l'on connaît aujourd'hui.

Le village du MONTAT se trouve à 10 km au Sud de Cahors mais le territoire communal dans sa partie la plus au Nord s'étend jusqu'aux portes de Cahors.  La commune du Montat dépend du Canton de CAHORS-SUD. Elle est desservie par la route départementale 820 de PARIS à TOULOUSE et par des chemins vicinaux ordinaires qui permettent la liaison avec les communes voisines.

Elle est limitée au Nord par la ville de CAHORS, au Sud par la commune de l'HOSPITALET, à l'Est par celle de CIEURAC et à l'Ouest par celle de LABASTIDE-MARNHAC.

Sa superficie est de 2254 hectares et son altitude est de 250 m. Sa population est de 1086 habitants, au 01.01.2015. Elle se regroupe dans le bourg et dans les nombreux hameaux et lieux-dits dispersés sur l'ensemble de la commune. Plus de cent lieux-dits sont recensés sur le territoire.

Dans la partie la plus au Sud de la commune se trouve une Z.I. (La Crozette) appartenant au Syndicat Mixte de Cahors Sud et sur laquelle sont implantées, à ce jour 11 entreprises.

Le Montat est une des quatre communes qui sont à l'origine de la création de la zone économique du SYCALA. 
Depuis le 1er janvier 1997, Le Montat fait partie de la Communauté de Communes du Grand Cahors qui à compter du 01 janvier 2012 deviendra la Communauté d'Agglomération du Grand Cahors.

Le paysage est accidenté et forme une série de collines qui étaient à l'origine couvertes de vignes, qui pour la plupart ont disparu à la suite des ravages croissants du phylloxera. Les vallons étroits et fertiles, ne sont arrosés, de manière très irrégulière, que par les ruisseaux. Ceux-ci sont à sec pendant la plus grande partie de l'année et se réunissent tous aux abords de l'ancienne nationale 20 aujourd'hui départementale 820, dans le vallon de Saint-Georges.

Les bois sont composés de chênes pubescents et d'érables qui grandissent peu en raison du manque de profondeur du sol. Sur ce territoire rural, on trouve aussi des genièvres, du buis, des noisetiers, des pins, etc... On pourra aussi rencontrer au printemps et en été plusieurs espèces d'orchidées : Orchis singe, Orchis pyramidale, Ophrys abeille, Ophrys mouche, Loroglosse à odeur de bouc...

Le sol est généralement calcaire, sur quelques points il est même argileux. La fertitlité serait remarquable si la profondeur du sol était importante. La sécheresse a un effet dévastateur sur les produits végétaux. Malgré tout, les prairies naturelles et artificielles donnent de beaux et abondants fourrages lorsque le printemps et l'été ne sont pas trop secs.

Les céréales (tournesols, blé et avoine) aiment la qualité de ce sol et donnent une production correcte. Les noyers, les châtaigniers et les noisetiers sont assez nombreux et poductifs. Les arbres fruitiers donnent des fruits savoureux mais ne vivent pas très longtemps.

Grâce à la production du Lycée Agricole et Viticole de la commune, Le Montat produit des vins d'appelation "Côteaux du Quercy".

Au siècle dernier, la population était essentiellement agricole avec des propriétaires qui élevaient des volailles, des vaches, des moutons pour leur consommation personnelle et pour la vente sur les marchés.

Cahors était le principal débouché des produits de la commune, c'est là que se faisaient les transactions, les achats et les ventes de bestiaux et des denrées de toute nature. Nous pouvons y ajouter les marchés de Castelnau-Montratier et Lalbenque dans le LOT, Caussade et Montpezat du Quercy dans le Tarn et Garonne.

  • L'église du Montat fut édifiée au XI ème siècle et entra dans la dotation du chapitre de cahors dés 1096.
  • En l'an 950,à la quatorzième année du règne de Louis IV, l'évêque frotaire concède à Argambaud, doyen du chapitre de Cahors, l'église qui fut fondée au Montat en l'honneur de St Simplice de Borna, avec ses dîmes. Argambaud se dit fondateur de l'église du Montat qu'il a dédiée à St Barthélemy et à d'autres saints dont il a placé les reliques. Le jeudi de la quatrième semaine de carême de l'an 1090 l'évèque Geraud de Gourdon fit son testament en présence d'une grande assemblée d'évèques, d'abbés et de seigneurs laïcs et donna à ses chamoines la moitié des offrandes qui lui revenait, dont l'église Saint Barthélemy du Montat.
  •  Le Pape Urbain II confirma cette donation par une bulle donnée  le 10 des calendes de Septembre l'an 1096.
  • L'église du Montat entra donc dans la dotation du chapitre cathedral,elle ne devait plus en sortir jusqu'à la Révolution.
  • Dans le cas particulier du Montat,le chapitre de Cahors était à la fois seigneur spirituel... et seigneur Temporel du lieu.
  • Au spirituel,la paroisse était administrée par un resteur ou vicaire perpétuel ayant la charge des âmes, autrement dit "un curé" dont une pension, plus ou moins calculée, assurait l'entretien. Le curé était présenté à la nomination de l'évèque.
  • Au temporel,le chapitre était seigneur du Montat, de ce fait les clercs, les hommes d'église, entraient dans le monde de la féodalité et de la seigneurie, ils en avaient toute la justice, y compris la haute justice. Ils disposaient, au voisinage de l'église, d'un repaire ou maison forte.
  • A l'issu de la guerre de 100 ans, vers 1440, la seigneurie du  Montat était complètement dépeuplée, vacante. Vers 1391,à l'occasion d'une enquête, un archidiacre, originaire de Bouzies, rappellle la prise du Montat par les anglais "il y a 40 ans". De fait ce lieu fut repeuplé au moyen d'un accensement collectif consenti par le chapitre cathedral le 26 Octobre 1444. Il s'agit donc de l'un des premier actes de repeuplement du quercy avant meme le complète evacuation du pays par les "Anglais", c'est à dire des Bordelais, Bazadais et autres Gascons.
  • Le Quercy en partie désert, était devenu une sorte de far west. Les pionners qui réoccupèrent Le Montat étaient surtout des auvergnats du Diocèse de St Flour. Ils reçurent tout le domaine utile, c'est à dire l'usage des terres du Montat contre des redevances assez modestes en céréales, poules et argent. Celles ci furent augmentées d'environ 30 % en 1480 après la reconstruction du pays, mais on en revient curieusement au tarif stipulé dans le contrat de 1444 qui était en vigueur en 1604. Les paysans s'étaient engagés, en 1444, à refaire la charpente de l'église. Le Chapitre s'était  alors réservé l'entière justice, y compris la haute justice et "la grande tourdu lieu". La renaissance féodale de 1604 précisa "la tour, maison et patus de la forteresse".  

Cette église romane est classée aujourd'hui monument historique par les Bâtiments de France.
Le chevet arrondi est un bel appareil de maçonnerie ancienne qui signe l'origine romane de l'édifice.
La façade et le clocher sont modernes, ils datent du 19 ° Siècle.

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A l'intérieur

Dans l'étroit porche d'entrée sont  exposées trois toiles du XVIIIès.
à droite (sud) : le Christ en croix (1)
à gauche (Nord) : la Vierge Marie (Ascension) (2)
sur le mur occidental : St Laurent avec sa grille (mort brûlé) (3)

La nef voûtée en berceau sur doubleau est flanquée de deux bas côtés voûtés d'arêtes (XIXès).  On peut admirer sur la face occidentale du premier pilier gauche (Nord) une Vierge à l'enfant en bois sculpté du XVIIIès. (4)

La croisée du transept est couverte d'une coupole octogonale sur trompe (ovoïde à la base, ronde au sommet) sur pendentif. (5)
Les quatre colonnes de la croisée du transept sont ornées de chapiteaux massifs à feuillages simples de style roman primitif.

L'abside voûtée en cul de four avec une travée en berceau présente trois baies romanes sous arcatures à colonnes et chapiteaux ornés.
A droite du cœur se situe la sacristie.

Tout près de l'église, à droite en sortant se dresse sur un monticule, une curieuse croix de calvaire.  Le bâtiment jouxtant l'église au (sud) est attribué (sans preuve) aux templiers.

Légende

  • Doubleau : solive plus forte que les autres, arcade on supportant une voûte là où les angles de la base interdisent de la faire reposer directement.
  • Arcature : syites arcades servant à consolider ou à décorer.
  • Culur : voûte formée d'une demi coupole. Abside romane voûtée en cul-de-four.

Le circuit des croix

6.7 km - 2 h - Point de départ : église du Montat

En empruntant un tronçon de la piste équestre reliant Cahors à l'Hospitalet, ce circuit vous mènera de calvaire en calvaire et vous fera découvrir les combes (vallées sèches) qui entourent le village du Montat.

Indications à suivre :

  • Remarquer le curieux calvaire situé à côté de l'église.
  • Dos à la porte de l'église avancer vers le bas de la place où se trouve une croix .
  • Tourner à droite en direction des Oustalous.
  • Suivre la route sur 500 m, jusqu'à une fourche marquée par un troisième calvaire.
  • Prendre à gauche sur la piste équestre Cahors-l'Hospitalet (balisage orange).
  • Continuer sur un petit chemin herbeux qui devient sentier et qui descend rapidement jusqu'à la route départementale 47.
  • Suivre cette route sur la droite pendant 400 m (sortie du premier virage).
  • S'engager à gauche sur un large chemin castiné et le suivre sur 1,5 km.
  • Déboucher sur une route, la suivre sur la gauche.
  •  Arriver, tout en haut de la côte, à un croisement où est érigée une croix (« la Croix Rouge ») ; continuer tout droit jusqu'au panneau stop de la D 47. De l'autre côté de celle-ci se trouve une autre croix («  la Croix de Célarié »).
  • Tourner à droite.
  • Au croisement suivant, tourner à gauche et de suite à droite vers Rigou.
  • Continuer tout droit sur cette petite route qui se prolonge par un chemin. Celui-ci descend légèrement ; à l'endroit où il amorce une remontée, juste après un petit valon, tourner à gauche.
  • Ce chemin ombragé débouche sur une petite route ; la suivre en face.
  • Au carrefour suivant, prendre vers le Montat sur 50 m.
  • S'engager à droite sur un sentier qui s'ouvre entre la route et un chemin herbeux.
  • Déboucher à nouveau sur une  route, tourner à droite.
  • Prendre ensuite la première route à droite vers Lamousie (avant de tourner, au carrefour situé 10 m plus loin, on peut voir une croix sur la gauche).
  • Prendre la première voie à gauche. La partie goudronnée s'arrête à 10 m au niveau d'une maison ; continuer sur un chemin herbeux.
  • 100 m plus bas, tourner à gauche. Un agréable petit sentier qui passe près d'une fontaine conduit à un puits.
  • 10 m avant celui-ci, prendre à gauche devant une maison ancienne à bolet (balcon extérieur couvert).
  • Si on continue tout droit, on peut voir, à 150 m de là, une fontaine (« Fontaine du Gendarme »).
  • Dans le village, prendre à droite, puis a gauche sur une voie piétonne (rue des Templiers)qui ramène à la place de l'église.

Dans cette région de pierre à l'activité principalement agricole, ont été érigées de petites constructions en pierre sèche pour servir de lieu d'habitation temporaire et d'entrepôt de matériel ou de récoltes.

La plupart d'entre elles ont été construites durant le grand peuplement du siècle dernier.

Différentes par leur formes et leurs dimensions, les gariottes ou caselles obéissent à deux principes majeurs : l'utilisation de la pierre sèche, sans aucun liant pour l'unir aux autres et le montage de la voûte par encorbellement, sans le soutien du cintre de charpente.

Lorsque l'on parcourt la campagne, il n'est pas rare de trouver en bordure d'un bois les vestiges de ces humbles bâtisses.

De nombreuses caselles sur notre commune sont restaurées et entretenues par des gens de coeur, soucieux de maintenir vivace ce témoignage du passé.

Des croix en pierre sont situées en bordure de routes, ou à l'entrée du village pour relater peut-être un évènement douloureux.

Quelques garriottes du village :

Dans le village ,les croix témoignent de la foi chrétienne. Elles sont un élément de notre patrimoine.

On les découvre au bord d'une route,de la place de l'église, d'un chemin ou d'un carrefour.

Au lieu-dit "Les Pouxous"

Les croix dans le village

Le lavoir et le témoin de cette époque encore récente(année 50) ou les femmes étaient absorbées par de lourdes taches domestiqes comme la lessive hebdomadaire. Les laveuses y apportaient le linge sur une brouette. Elles travaillaient à genoux.

Centre de vie rurale féminine, le lavoir était un point de rencontre et d'échange.

Lavoir des "Grangues"